mercredi, mai 31, 2006

No smoking




Aujourd'hui, la loi antitabac dans les bars et restaurants entre en vigueur. Pour faire dans l'actualité, je me permet de commenter (comme ça, j'ai l'air au courant quoi.) Bon, d'abord, pour les non-fumeurs, c'est une bonne chose. Personnellement, fumer une clope qui n'est pas la sienne parce que les copains vous soufflent la fumée au visage, ça me pue au nez. D'ailleurs, ça sera d'autant plus agréable de sortir dans une boîte, et de pouvoir remettre le même chandail le lendemain parce qu'il sentira pas les effluves de tabac.
Autre chose, j'arrêterai de tousser comme une malade asthmatique le matin. Je trouve ça marrant quand mon copain me demande "Ça va chérie?" quand je m'arrache la gorge, à essayer de décoller une glue suspecte dans le gosier, alors qu'il s'en grille une dès son lever matinal. Ben non, ça va pas. J'ai du respirer l'équivalent qu'un paquet de clope en 3 heures...

Une question dans ce débat que je n'ai pas tranché tout à fait: le choix des propriétaire de bars d'adhérer à la loi ou non.

Enfin, la fumée secondaire, on dira ce qu'on voudra, elle est nocive autant pour le fumeur que le non-fumeur. Et oui, je pense que l'État a fait le bon choix en interdisant la fumée dans les lieux publics. Parce qu'à mon avis, le non-fumeur a droit à un environnement sain, et n'a pas à assumer le choix des autres. Le cancer, ça vient en partie de là. Poumons, gorge; c'est une réalité. Maintenant, on me dira que les fumeurs deviennent des hors la loi, qu'ils n'ont plus le libre arbitre parce qu'on leur impose un réglement sévère. Je répondrais que cette loi si controversée ne peut qu'être positive pour eux, dans la mesure où ça les motivera à arrêter définitivement de fumer.

Et c'est possible. Mon père fumait 3 paquets par jour, et il a arrêté. Bête comme ça. Un jour, il a jeté son paquet à la poubelle, et il a jamais recommencé. Bien sûr, il y a un plaisir dans la cigarette: la tenir, l'acte de fumer. Mais est-ce que c'est suffisant pour continuer de se ruiner la santé? Personnellement, quand je vois mon copain fumer, puis prendre une shot de pompe (ha oui, j'ai oublié de mentionner, il est asthmatique), ça me décourage et m'exaspère...

"Fumer, c'est un choix personnel". Effectivement, ne pas fumer l'est également. Alors pourquoi se farcir de la fumée des autres? Comme le dit Boisvert dans La Presse ce matin: "Avons-nous accepté un empiètement de plus à nos libertés sous prétexte de santé publique ou de sécurité? Argument fallacieux, puisque cette "liberté" n'a jamais été que celle du fumeur, et elle s'est toujours exercée aux dépens du non-fumeur. La seule liberté acceptable du fumeur, elle demeure intacte: c'est celle de consommer sa propre fumée, sans l'imposer aux autres." (Yves Boisvert, Les cendres d'un débat, La Presse, mercredi le 31 mai 2006)
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Le coin du geek

Citation du jour:
"Depuis toujours, les consoles de jeux sont associées à l'image de l'adolescent seul dans la pénombre de sa chambre. Il est temps de nous libérer de ce stéréotype, sans quoi nous ne ferons jamais vraiment partie de la culture mondiale. J'aimerais que les gamers typiques soient des gens de tous les âges, qui bougent, sont actifs et s'amusent."
-Shigeru Miyamoto-

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Les images d'aujourd'hui proviennent encore une fois de Deviant Art, d'une artiste légèrement goth: blitzballbaby. C'est dark, légèrement mélancolique. Et j'adore ses personnages...

Le lien vers la fiche, il est dans le titre du post. Vous avez qu'à cliquer. (D'ailleurs, ce sera comme ça dorénavent, ayant installé la nouvelle fonction.)



samedi, mai 27, 2006

XXX



X-Men 3: The Last Stand (Brett Ratner, 2006)

Bien malgré moi, et je ne sais pour quelle raison, j'aime les adaptations des X-Mens au cinéma. Elles me semblent fidèles à la bande dessinée, même si je ne suis pas experte en la matière. J'en ai lu quelques unes, et je peux dire qu'est-ce qu'une sentinelle, ou bien, qui est Juggernaut... Mais, ma connaissance en matière de mythologie X-ienne s'arrête bien là.

Tout de même, j'ai regardé les deux premiers films de la trilogie avec un plaisir pervers. Pervers dans le sens d'une jubilation de geek devant des figurines inédites de Star Wars. C'est étrange la fascination envers le discours que dégage l'univers des comics Marvel, et aussi, la rêverie stupide de se découvrir des pouvoirs à notre tour. Enfin là, je vous fais un très gros aveu, et j'ai un peu honte...

Cette intro servait à aborder le troisième volet de la série, X-Men 3: The Last Stand. J'attendais ce film avec curiosité et hâte (ca va de soi, avec la confidénce plus haut). Et je n'ai pas été ni déçue ni complètement emballée. En fait, je n'ai rien à redire sur les scènes d'actions, les "kapows", bref, tout ce qui a rapport aux effets spéciaux, et au rendu extraordinaire. C'était bien fait, dynamique, et original. Le hic, c'est le manque d'informations.

En effet, on nous laissais présager l'ajout de personnages intéressants à la compagnie des X-Mens de Charles Xavier, tel qu'Angel, Shadowcat, et Beast. Le dernier s'en tire pas mal, s'intégrant de manière beaucoup plus approfondie dans l'équipe, tandis que les deux autres passent à peu près inaperçus alors qu'on aurait voulu connaître leurs vies, et leurs dilemmes. C'est peut-être bien là le problème: trop de nouveaux mutants pour la construction scénaristique. On délaisse les personnages importants des deux premiers films pour tenter d'inclure le maximum de nouvelles têtes, baissant ainsi le niveau d'intérêt du discours promulgé au travers des deux premiers films: le racisme, et l'acceptation de soi et des autres. Cet essai prends d'ailleurs beaucoup plus d'importance dans ce troisième volet; on le sent. Mais on le perds également dans une approche de surface des trop nombreux mutants, alors que le scénario possédait déjà une base solide avec Wolverine, Jean, Storm, Rogue, et Iceman. On a du mal à saisir les enjeux sentimentaux et politiques des X-Mens, tant le réalisateur passe à la quatrième vitesse afin d'inclure le plus d'action possible... Action qui reste, certes, très divertissante.

Quelque chose à souligner, pourtant, est le passage de Jean Grey en Phénix, et la double personnalité qui s'installe en elle. Le jeu de Famke Janssen est convainquant, et permet au personnage de s'épanouir dans la dualité. Bien sûr, on se souviendra de son pouvoir incroyable, mais aussi de ce soupir peint d'un sourire soulagé et amoureux à la toute fin du film...

Peut-t-on s'attendre à un quatrième X-Men? Certains indices laissent présager que oui. On dit le contraire, que ce troisième X-Men clôt la série... Je vous pose la question.


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Aujourd'hui, les images ne sont pas de moi. J'ai préféré inclure quelques dessins d'un artiste que j'ai découvert sur DeviantArt.com, dont le pseudonyme est le suivant: fresh4u. Il s'adonne dans le style manga, le noir & blanc surtout... Mais ces personnages sont de la classe et du style.

Les deux images choisies sont plutôt dans la note kawaï. Mais bon... un peu de cuteness dans la vie, ça fait du bien.
Je vous file son adresse, ça vaut la peine: http://fresh4u.deviantart.com/gallery/

Ha oui et j'ai updaté le profil. D'ailleurs, vous pouvez m'écrire des joulis courriels maintenant.

lundi, mai 22, 2006

Errance



Voilà un texte que j'ai fait publier dans le Concordia Français, tirage de juin 2005.

Errance

À peine les pas rapides et silencieux sur le trottoir, et aussi un certain silence dans une cacophonie de sons. Une image qui glisse et qui s'oublie dans le regard des autres; menue, noircie par l'absence, une impression de déjà-vu, rien de plus excitant. Je n'ai pas d'appartenance, rien de patriotique qui me pousse à sourire, rien de fraternel qui me mène aux éclats si faciles, autour. L'air opaque d'un mauvais rêve ou, non, plutôt d'un rêve tout court; un semblant de saisissement du temps, dans la main qui s'agite, qui suit le mouvement de la hanche, comme une course contre l'impossible. À contre-courant, des frôlements d'épaules et je me retourne; derrière, rien de plus qu'à l'avant. Des visages marqués par les couleurs névrotiques de la rue. Une peinture ratée; celui qui aurait voulu trouver la muse, celle qui n'est jamais venu. Un portrait abstrait de celui que je voudrais voir. Je le cherche, sans jamais le trouver. Et ce sentiment de presse, d'anxiété. Le monde ne peut pourtant pas de dissiper entre les doigts. Il est quelque chose de tangible et de présent.

Des parures sur le sourire des gens, tout autour. Un peu de musique, comme dans les vues, dirait-on. Image parfaite d'une manipulation intelligente, elle s'enchaîne avec grâce et danse. Et alors? Une errance comme un soldat qui n'est jamais revenu de la guerre.
Et ce silence qui persiste dans l'arrêt des choses. Minuscule, rien à voir avec ces bruits sourds, lours, qui s'imposent comme un gros homme dans un espace ridicule. Je me faufile dans ces lacunes auditives pour mieux écouter peut-être ou pour mieux fermer les yeux sur ces visions frénétiques d'une vivacité trop accrue, pour un soldat qui n'est jamais revenu de la guerre.
Au bataillon mes amis, que je joue du coude, et que les tranchées se creusent au milieu des corps. Tout au bout, peut-être que je le verrai. Avec délicatesse, et avec un tristesse sincère, je lui tiendrai la main. Derrière tous ces rideaux épais de sentiments poisseux, et pesants, je prendrai le tissu avec délicatesse et l'ouvrirai enfin sur le spectacle d'une vie attendue. Et alors, il y aura la joie comme la clarté naïve. Et nous serons bien, deux enfants étendus sur le foin coupé. Murmures... les histoires du monde à nos oreilles, près du néant, comme le paradoxe, près du paradis de dentelles.

Hélas, la mémoire n'oublie pas les blessures d'un champ de bataille. Une douleur dans le corps; un papillon qui s'envole, une aiguille dans la chair. Tous deux incarnant la vivacité et la surprise. Voilà, voilà que dans cette main, celle qui cherche la douceur, mes doigts se referment en poing d'abandon. Où es-tu donc, visage éphémère? Celui qui disparaît alors que ma paupière se referme?

Acteur absent au beau milieu d'une opérette frivole. Des lignes qui s'échappent de ma bouche, que je régurgite sans comprendre leur portée. Des beaux discours et une politesse blanchie par le conditionnement: "Oh non, mon cher, est-ce vrai? Et votre femme?" Au diable l'étiquette! Ce n'est pas ce que je veux dire! Ce n'est pas mes mots! Je les retiens à deux mains; mes lèvres ensemble comme deux soeurs dans un cloître. Je n'ai pas besoin de prières, ni de morales de fin de siècle. Non... une prose peut-être ou une lettre d'une amante perdue. Mais il vaut mieux se taire car le bonheur passe comme une ombre dans les mots. Il vaut mieux le retenir, dans un mutisme heureux. Qu'en dis-tu, Celui Que Je Cherche?

Si Dieu existe, il est musicien. Parce que le monde est un orchestre chaotique, j'essaie de discerner les vérités qui le composent. Mes mains dans la terre, mes ongles sur les rochers... Je fouille les parcelles de gens, d'odeurs, de bruits. Et j'erre dans ce tout, cette vie qu'Il m'a donnée, comme un soldat qui n'est jamais revenu de la guerre.

Maintenant, au bout des toutes choses, je m'arrête. Il n'y a plus rien, une douceur enveloppante qui berce mes membres avec un souffle léger. Et tu n'es pas là. Rien d'autre; moi, et ce vertige. Je m'affale, je laisse ma place à quelqu'un d'autre. Je t'ai cherché dans cette tapisserie complexe. Chaque fils, chaque couleur jouant comme un obstacle diaphane entre toi, et moi. Je pourrais crier à l'injustice, hurler Sa cruauté et jouer cette victime que tous plaignent mais ne réconfortent pas. La pitié ne m'intéresse pas, comme les fins heureuses. Une chance illusoire qui s'est faufilée devant moi, dans la foule mouvante. Elle m'a écarté de ce bonheur, dans les foins. Aucune lumière, aucun rêve. Suis-je lucide?

Comme un soldat qui n'est jamais revenu de la guerre, j'erre, me meut avec fluidité dans cet espace. Asbent, ailleurs, on ne me retient plus.

Tu ne m'as pas retenu, je ne t'ai pas retrouvé.

-Droits Réservés Annie-Pierre Fauteux 2005-


mercredi, mai 17, 2006

Une journée de pluie, encore



Je crois qu'il pleut depuis deux semaines maintenant. Ça n'arrête jamais, et franchement, ça me rends paresseuse, et lasse. Je pense que j'ai sérieusement besoin de soleil pour mieux vivre, même si je déteste les chaleurs écrasantes. Difficile? Oui, je suppose. J'aime qu'une saison en vérité et c'est l'automne.

Bon. Le server sur lequel je transferais mes dessins est déjà à son maximum de capacité. Je suis un peu déçue. En même temps, fallait pas s'étonner; il est gratuit, et demande aucune adresse. Enfin, j'espère que ce blog aura suffisemment d'espace pour que je puisse encore stocker quelques petits machins, même si j'en doute. Eh bien, le porte-folio sera de courte durée. Ou bien, je devrai le renouveller. La deuxième option me plaît moins puisque le but premier de ce blog était l'archivage. M'enfin, faut faire des compromis...

Lundi, j'ai loué un film sympa intitulé Combinaison Platter de Tony Chan (1993). Si vous voulez savoir ce qui se passe dans une cuisine de restaurant asiatique de New York, c'est à voir. D'ailleurs, c'est un bon traité sur l'immigration, et des problèmes d'intégration des immigrants chinois en général; le besoin d'un permi, le travail en dessous de la table, la langue etc. Et aussi, le réalisateur traîte des clichés que l'on peut entendre du typique blanc américain sur la Chine et ses habitants, et le démontant avec humour et ironie. C'est un côté de la médaille que l'on n'entends pas souvent, un point de vue intéressant sur l'Amérique également. Même si le film date un peu (quoi que, c'est pas vraiment dérangeant), il est toujours d'actualité.

Autre chose, je travaille dans un cinéma en tant que commis (donc, j'ai la formation nécessaire pour vendre des billets, du pop-corn, et torcher les cochonneries des clients) et ce vendredi, c'est la sortie du Da Vinci Code. Seigneur...! Si je donne pas de nouvelles d'ici 3-4 jours, c'est que je serai morte sous la foule déchaînée...


dimanche, mai 14, 2006

Première tentative



Bon, voilà. Je m'y connais pas beaucoup en ce qui concerne le codage, le html, et tout. Juste assez pour me débrouiller avec des sites comme celui-là.."le blog pour les nuls". Mais, c'est amplement suffisant pour ce que je veux en faire, c'est à dire, exposer des dessins, et peut-être, à l'occasion, glisser une petite pensée.