jeudi, juillet 27, 2006

Le vide, et le bien-être



Parole de jeu

Une prose sous-entendue; atmosphère peu propice et pourtant, sous le ton léger, une gravité semblable à un désir sourd. Sous la paupière, l’oblique vers ce qui est voulu ; un croissant blanc sous les lèvres roses cendres. Et puis, l’éclat du son, celui d’une gorge déployée, mais noble. La recherche constante d’autres choses, un peu plus loin ; pour y voir une certaine envie, non assurée, et pourtant existante. Le refus d’un besoin vivant, imaginaire ? La question n’est pas là. Une aura qu’on peut agripper et dont on est surpris.

Un vol doux vers l’indescriptible ; ce qui choque, eux, lui, elle. Mais eux, surtout. Eux qui, minuscules, griffent les visages épanouies et, volent la catharsis. Le second jour, ce qui était espéré n’existe plus. On pointe du doigt, et la paupière se referme. Elle ne voit plus, aveugle des états provoqués. Avant.

Elle cherche, alors. Ce qui aurait pu rester ; des filaments suaves, l’accros dans la passivité. Ce qui était autre, bien plus que maintenant ; et voilà que cela semble si loin, et si naïf, mais empreint d’une véracité cruelle. Celle qui soufflait un mot plus tendre, une parole de jeu. Aussi, le geste sûr vers le corps. Une touche parfois brève, mais forte. Pendant un court instant, une caresse sur la paume, ou le cou effleuré.

Des interdits qui fût relevés. Et punis. Par le silence, et l’ignorance.

L’amertume du faciès, qui n’effleure plus du regard. Qui file vers le vide, et qui ne revient pas. Des pas qui marchent dans le sens opposé, alors que la main se lève en esprit, et les retient avec férocité. De l’épuisement, à force d’errer dans la brume grise, sans voir. À entendre des murmures de jadis, à se souvenir d’une pression sur la peau. Il n’y a plus rien de tangible, sinon une mémoire partagée.

Des paroles de jeu, celui qui ne se termine pas. Il s’insinue dans la distance, s’oublie parfois dans la colère, et l’ennuie. Alors on décide d’une trêve. Obligée, elle est instable. Et voilà, voilà la pire cruauté : rien, et tout à la fois.

-Annie-Pierre Fauteux 2006-

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L'image d'aujourd'hui est d'une artiste, dont le site s'intitule "Masama World". Elle illustre des jeunes femmes fortes, dans un style folklorique, mythique. Les costumes sont supers! C'est un peu trop nunuche, mais c'est du beau nunuche.

Le lien du site, en cliquant sur le titre du blog.

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