jeudi, septembre 14, 2006

Pommes et Halloween



Ben voilà.

L'automne est arrivé! OuUUUiiiIIIiiiiII!

Ça me fait plaisir, parce que ça veut dire que je vais pouvoir sortir mes pulls et mon manteau de cuir. Et aussi...

Ça sera...

L'HALLOWEEN!

J'adore l'Halloween. Si je pouvais en faire un métier.. du genre organisatrice de fête, ou bien création de costume, je le ferais à plein temps. Mais bon, ça arrive qu'une fois par année... alors... J'aime me déguiser, et plus je m'enlaidie ou bien me transforme, plus j'aime ça. L'an passé, dans un party halloweenesque, mes potes de travail ne m'ont même pas reconnue. Et pourtant, j'avais pas grand chose de changé sinon un maquillage glamour et un chapeau de sorcière voilé. Mais c'était suffisant pour les troubler.. L'année précédente, je m'étais déguisée en Edward Scissorhand... et on m'en parle encore.

Parfois, ça me gêne légèrement, parce que j'aime bien les costumes détaillés et le plus réalistes possible. Je choisis une thématique ou bien un personnage et je l'exploite à fond. On me dit que mes costumes sont supers, mais je vois que les gens semblent perturbés.. Je suis la fille qui se déguise avec l'enthousiasme d'un enfant... et parfois, j'ai l'impression qu'on me trouve trop vieille pour ce genre de truc.. Je peux passe 1 mois à chercher l'accessoire, à coudre, et à retoucher.. Légèrement débile, mais bien amusant..

Bref.
Tout ça pour dire que l'on avance vers l'hiver.
Et c'est tant mieux.
D'ailleurs, j'aime pas trop l'été. En fait si, dans une piscine, avec un BBQ pas loin. Sinon nada. J'aime pas avoir chaud et suinter. D'autant plus qu'en ville, ça craint deux fois plus. Et puis, le linge estival me va pas, ou bien, j'y comprends rien.. M'enfin, j'ai toujours l'impression que mon gras et mes imperfections corporelles sont à la vue de tout le monde. Désagréable. D'autant plus avec les cheveux qui collent sur le front, et l'humidité, ça donne un jolie portrait de touriste sur une plage américaine. (En fait, ça me fait penser à un article que j'ai lu dans le Châtelaine où l'auteur décrivait sa haine profonde contre la saison estivale.. c'était marrant.)

Donc, pour les soirées froides qui s'annoncent, je vous conseille un bouquin.

Le Cahier Critique

Le titre est "Jonathan Strange & Mr. Norrell", et l'auteur Susanna Clarke. Je ne sais pas s'il existe une traduction française, mais bon, pour ceux à qui l'anglais ne cause pas de problème, c'est recommandé.

Le livre traite de la magie au 19e siècle et du souhait de Strange et de Norrell de la réssusciter en Angleterre. Se basant sur des livres théoriques, souvent aux titres farfelues, ils tentent de passer du théorique au pratique et y parviennent avec brio. Peut-être même trop bien, alors que Norrell ramène à la vie une jeune épouse. Se faisant, il passe un contrat avec un être féerique, un "gentlemen aux cheveux torsadés" qui changera la vie du vieil homme, mais aussi de l'Angleterre entière.

En trois tomes, le récit possède une aura classique, tel un vieux conte tiré tout droit de se siècle passé. L'auteur possède une écriture caractéristique, allant puiser dans un univers de gentlemen et de poussière, où le qualificatif "british" est tout à l'honneur. La narration est sympathique, brillante, et les anecdotes qui parsèment le livres sont enrichissantes. Les références à un univers autre, celui du folklore magique anglais (je ne sais pas encore s'il était basé sur de vraies légendes ou pas...) enrichi l'histoire et offre un texte complet et mystérieux. Il est facile de se retrouver là, au 19e siècle, parmi ses théoriciens loufoques, et de se faire prendre dans l'atmosphère réaliste teintée de paranormal.

Vraiment, un récit d'une qualité rare pour les amateurs de fantastiques et de thé anglais.




mardi, septembre 12, 2006

Poils et grosses brutes




Je m'achète un jeu vidéo par année. C'est ma moyenne de gamer. J'ajoute que je les termine rarement, parce que je me lasse facilement... De toute façon, je deviens gamer deux fois par année, c'est-à-dire, en automne, et à Noël.

D'abord, il fait plus froid, et jouer à la PS2 lorsqu'il pleut, c'est classe. Ou bien, quand il fait -30°C dans le nord, et qu'un feu craque dans le foyer. Alors là, c'est des 2-3hres de jeu de suite, comparativement à une demi-heure habituelle.

Bref, hier, j'ai fait l'acquisition de Shadow of the Colossus, sur PS2, bien sûr. ( Je suis totalement vendue à Sony.) Ce matin, j'y ai joué plus de deux minutes, parce que la soirée d'hier ne me le permettais pas...

Et wahou!

D'abord, la qualité d'image, et de mouvement est plutôt impressionante. On comprends tout de suite que c'est grandiose. D'autant plus que la bande sonore est recherchée, et qu'elle se prête très bien à la scène. Mais bon, dois-je vraiment mentionner que c'est devant le premier colosse que mes doigts ont serrés la manette et que mon coeur a fait "boom"?

Disons que le gros sabot du géant qui s'enfonce dans le sol est quelque chose. Le petit avatar a l'air d'un insecte à côté de cette brute pleine de poils. Et je dois tuer ce machin? Ha! Bien sûr!

Après avoir tourné autour quelques minutes à essayer de comprendre la logique du gameplay, j'ai finalement pigé que pour grimper sur une bête de la hauteur de l'Empire State Building, il fallait lui entailler le mollet. Et voilà, elle s'affaise en faisant voler quelques pierres, et je peux m'aggriper après ses cordes qu'on appelle poils. Et hop hop hop, vers la tête... et trouve le point vital. Transperce de la lame... et BANG BOUNGBIIDINGJHFFLFgdhskg!...

Hin hin.. j't'ai bien eu, sale bête.

Ce jeu, il tue. C'est vraiment intéressant comme concept. Le plateau du jeu d'aventure s'incarne en un Colosse; on doit grimper, sauter, s'aggriper après le géant, des gestes qui s'associent au fameux "tableau". Or, ce plateau bouge, essait de nous faire tomber... Et on tente désespérement de s'accrocher avant de manquer de force.

Bref, je le conseille.
D'autant plus qu'il est passé dans les Greatest Hits. Alors, il est 50% moins cher... Beau, bon, pas cher... qu'est-ce que vous attendez?




vendredi, septembre 08, 2006

"Oui voilà, ce serait pour un petit sondage..."


Bon. Ayant consulté le blog de A., je n’ai plus le choix : je dois remplir ce questionnaire. Sous peine d’être réprimandée, dois-je ajouter…

-Qui aimerais-tu rencontrer parmi les blogueurs ?

En fait, les seuls blogs que je lis, ce sont ceux de gens que je connais (excepté Juliette Coquine, mais c’est qu’il est drôle son bleug.). Mais bon, puisque ces déjantés de la plume sont tous à l’autre bout de l’univers, et qu’on a eu le privilège de causer en personne qu’une fois… je dirais : tous ceux de la liste de liens. Ouais. Comme ça, ça me donnerait un prétexte de retourner en voyage quoi.

-Le plus bel endroit où tu aies fait l’amour.... ?

Sur une plage de la Polynésie française, par un soir de pleine lune.

Un jour.. un jour .. >_<

-Pourquoi as-tu donné ce nom à ton blog ?

Hm, franchement, c’était spontané. Un beau soir, j’me suis assise devant mon pc, et un élan geek m’a poussé à ouvrir mon bleug. C’était la mode dans mon entourage virtuel, alors j’me suis dis que, pour pas être en reste, j’déballerais mes états d’âmes au monde entier aussi. Le Jardin d’Éther, ça fait référence aux gribouillis de mon cerveau, des esquisses d’idées et de prises de positions saugrenues. Mais encore une fois, je dirais que j’ai pas encore approfondie ce côté de la définition. Enfin, c’est ce qui se trame derrière le quotidien, où la banque de données fait place à une plage déserte.

C’est bien na ?

-Le pire petit surnom d’amour que l’on t’ai donné ?

« Beubé » ou « Babe ». J’avais toujours l’impression d’être dans une mauvaise traduction de film.

-Une citation de ton choix ?

« When life gives you a lemon, make limonade. » -Susie Derkins dans Calvin & Hobbes-

-Le premier soir avec toi c’est possible ?

Sur une plage de Polynésie française, par un soir de pleine lune…

Bah..

:)


-Qui aimerais-tu être pour une journée ?

Quelqu’un d’autre, pour me parler.

-Si tu avais un lecteur MP3 avec une capacité de 4Mo quelle est la seule chanson que tu téléchargerais ?

So what de Miles Davis… j’peux l’écouter en boucle des heures et des heures.

-Si tu t’inscrivais sur Meetic quelle serait ton annonce ?

Bon, maintenant, y’a clairement un manque de référence culturelle. Mais d’après ce que j’ai compris :

« Fille cherche mec riche et célèbre pour voyages, et autres fantaisies coûteuses. »

-A qui passes-tu ce questionnaire ?

À celui qui a du temps à perdre, ou bien un super blog à gérer.

lundi, septembre 04, 2006

Telle Clark Kent



Voilà. J'ai tapé "Annibili" dans ma super barre Google. Juste pour voir. On est curieux parfois de savoir si on se retrouve sur le net... bon. Y'a mon blog qui est apparu en lien, bien sûr. Mais aussi ça.

J'avais complètement oublié que j'avais eu une courte carrière de journaliste.

D'autant plus que cet article était complètement geek. Qui a dit que je n'assumais pas?

Si la suite vous intéresse, c'est .

Allez... un article sur les mangas dans un journal universitaire, c'est balèze hen? :)


Remballes tes tongs



Voilà. Aujourd’hui, c’était la dernière journée du FFM.
Et je vais revenir sur quelque chose qui m’énerve légèrement.

J’explique.

En tant que commis du cinéma dans lequel le festival se tenait, j’étais assignée au comptoir à concession. Donc, je portais un uniforme disgracieux. En face du dit comptoir, se tenait la table d’accueil du FFM, avec une horde d’étudiants fraîchement débarqués de l’université. Je suis certaine qu’un d’entre eux était dans mes cours au BACC. Mais bon, dois-je préciser qu’il ne m’as pas reconnu?

Bref, tout ça pour dire que ces gérants d’accueil comme ils aiment s’appeler on fait preuve d’une arrogance exagérée par rapport aux pauvres commis du cinéma. Sous-fifres que nous étions, une d’entre eux m’a demandé d’envoyer un chandail bleu –oui, nos uniformes sont bleus et noirs, design star trekkien*- nettoyer leur salle de « gérants », ajoutant qu’elle l’avait demandé la journée précédente et que ça n’avait pas été fait et que « c’était vraiment sale ». Avec la politesse la plus glaciale qui soit, lui répondis-je que j’appellerais quelqu’un pour elle. J’allais quand même pas déléguer moi-même la tâche, d’autant plus que son air fendant, j’lui aurais mis où j’pense. Donc, j’appelle un vrai gérant, pour lui expliquer. Sa réponse fût la suivante : « Elle est pas capable de le faire toute seule? » Ma réponse : « Apparemment non, trop pédante. » Sa réplique : « Hmrmfr.. ». Par après, j’appris qu’au préalable, le plancher du dit local avait été ciré expressément pour cette bande de crétins.

Enfin, tout ça pour dire que ces gens qui n’étaient pas plus vieux, ni plus expérimenté que moi me traitait comme une merde parce que je portais un chandail bleu et que, eux, s’occupaient du Festival. (En plus, la fille en question portait des tongs au travail. Putain. Des tongs. C’est professionnel ça, pas vré?)

Et là, je me suis demandé : « Pourquoi le cinéma est un milieu d’élitisme et de tête enflée? »

La question me laisse perplexe. Le cinéma des premiers temps, période qui se situe entre 1895 à 1910, était un cinéma d’attractions qui était fondé en partie sur la captation et la restitution sur écran d’une attraction. Ainsi, un des films d’Edison intitulé « Sandow », sur le kinétoscope, consistait en un culturisme effectuant différentes poses, et ce, en boucle. Pour visionner la vue, le spectateur devait payer 5 cents. Une autre vue, dont le titre m’échappe, montrait une danseuse de ballet se mouvant devant un écran noir, puisque la vue était tournée en studio. C’était amusant, et simple.

L’avènement du cinéma, et la création des premières caméras et projecteurs étaient montrés dans les foires, et les expositions universelles; cette invention était une affaire de divertissement, une attraction. Bien sûr, le travail sur l’optique se faisait depuis quelques temps déjà avec le zootrope par exemple.

Il eut ensuite le développement de la narration, et les films de poursuite, faciles à comprendre. Ce que je veux dire, c’est que le développement du cinéma, et de son langage se fît dans la volonté de divertir. Le projectionniste se baladait avec le projecteur de ville en ville –ce, avant la construction de nickelodeons-, et la bobine était constitué de plusieurs vues collées bout à bout, vues qui comprenaient différentes attractions comme Sandow. Ces évènements étaient populaires auprès des gens plus pauvres, puisqu’ils n’étaient pas dispendieux. (Si je me souviens bien, c’était peut-être 10 à 15 cents la représentation.)

Au départ, les acteurs de ses vues étaient des gens du peuple. Ils n’étaient pas considérés comme des acteurs (puisqu’ils n’avaient pas de racines théâtrales; ils ne venaient pas de Broadway…). Ils jouaient pour le prolétariat. Les salles de projections n’étaient pas sécuritaires pour la bourgeoisie, parce qu’elles étaient sombres… Et puis, ce que l’on voyait à l’écran était grossier; de la comédie, ou bien des scènes d’actions. Bref, le cinéma d’attractions était l’affaire des gens de peu de fortune.

Puis, peu à peu, lorsque le langage cinématographique fût suffisamment riche pour élaborer des narrations plus complexes, la classe moyenne voulu élever le cinéma comme une discipline artistique. (C’était encore une affaire d’attraction jusqu’à ce jour.) C’est ainsi que l’on adapta des pièces de théâtres classiques à l’écran, seulement, le son étant encore absent de la projection, il était difficile de bien saisir l’enjeu de l’histoire. Le spectateur devait posséder des connaissances de bases en littérature. C’est dire, ils avaient plein de bonne volonté, mais ce qu’ils demandaient étaient encore trop poussés pour la technique de l’époque. À mon avis, l’attitude pédante dans le milieu du cinéma commença précisément à cette époque.

Enfin, vers les années 20, Hollywood a le monopole sur la production, et produit des classiques encore projetés en classe, et analysés dans les cours d’études cinématographiques. Ces films n’avaient pourtant pas de prétention, sinon d’êtres bien réalisés. Lorsque King Kong, Nosferatu, Freaks, ou bien Birds sont projetés en classe, je me dit qu’ils étaient des films à sensations, certains à polémiques et qu’ils furent avant tout populaires.

Bref, ce qui compose majoritairement la bibliothèque cinématographique du monde entier, ce sont des films de divertissements; des films populaires. Aujourd’hui, on ne peut même plus catégoriser le film indépendant, puisque, s’il a de l’argent à faire, l’indépendant deviendra un phénomène populaire autant que le produit d’Hollywood. Combien d’argent le FFM a fait en projetant des films du monde, en supposant qu’ils étaient de la strate indépendante? Ces films qui se rendent jusqu’en Amérique du Nord sont sélectionnés par le nom du réalisateur et de sa filmographie précédente : c’est à dire, par sa carrière et sa renommé. Peut-on encore parler, à ce moment là de cinéma indépendant underground? À mon avis, non.

Donc, à quoi bon s’enfler la tête parce que l’on travaille ou bien que l’on étudie dans le milieu du cinéma? À quoi ça sert de débiter des théories, de citer une liste de noms, lorsqu’on est même pas capable d’appliquer la dite théorie en pratique? Je ne vais pas à l’encontre de l’étude et de l’apprentissage, ni de la théorie classique du cinéma, seulement, je suis contre l’élitisme dans ce domaine. Tout simplement parce qu’il est une industrie avant tout, et un système économique en soi. Le cinéma rassemble des foules, est un art qui se partage en groupe, qui génère des millions de dollars, qui frise le ridicule dans son exagération et dans sa frivolité, et les à côtés sont multiples : les produits dérivés, les clubs de fanatiques, l’alimentation de revue à potins…

Alors, doit-on devenir arrogant lorsqu’on étudie un média de masse? Non.

Il restera bien sûr les bons, et les mauvais films. Mais même la critique la plus intelligente qui soit gardera sa subjectivité. De même que le meilleur théoricien fragmentera ses recherches, et son expertise se limitera à un sujet très restreint.

La connaissance se partage, et ça commence par l’ouverture.


*Na mais, quel concept vraiment....