dimanche, octobre 08, 2006

Ceci n'est pas un titre



De retour dans les sapins verts pour une semaine. En plein automne, c'est vachement jouli. Quand je suis arrivée vendredi soir, l'air sentait l'hiver. Vous savez, une odeur de neige, de froid, et de gelée. C'était bien parfait. Je vous l'ai déjà dit: j'adore l'automne. Surtout quand je reviens ici. L'air sent un peu la terre, et les feuilles mortes. Tout ça mélangé avec le froid nouveau, typiquement nordique. Ça me rappelle toujours pourquoi j'aime cette saison; pas trop chaud, pas trop froid, juste une tendance vers le givre.

L'autre jour, un collègue de travail m'a dit:" Si tu aimes l'automne, c'est parce que tu dois venir du bois. Y'a que les gens qui viennent de là qui aimes l'automne." Il avait tout à fait compris. Mais bon, ça doit être mon petit côté gothique aussi. Je vous l'ai déjà dit: j'adore aussi l'Halloween. Quand je suis entrée dans la ville, les maisons étaient déjà décorées. Une citrouille dans les feuilles mortes, c'est un décor qui me plaît.

Bref, mis à part mon adoration pour la saison froide, je n'ai pas grand chose à raconter.

Eh non.

Pas de péripéties tumultueuses, ni d'aventures éclatées, ni d'histoires romantiques à tout casser.

Je suis en rédaction de mémoire.

Par définition, ça veut dire que je reste dans mon appart de 3 pièces et demi, à tourner en rond et à trépigner parce que l'inspiration est absente depuis 2 semaines. J'ai un peu plus de la moitié de rédigé. Les premiers chapitres, tout allait très bien. Je pouvais écrire une moyenne de 5 pages par jour, pour arriver à mes 15 pages par semaine. Mais là, nada, que dalleuh.

Je peine à écrire 2 pages, l'envie est plus là ni la concentration. Et je dois dire que je pète un plomb. J'ai pas de retard par contre, c'est plutôt surprenant. Je suis capable de suivre mon échéancier, mais avec misère. D'autant plus que ma directrice de maîtrise est plutôt absente de ma vie, puisqu'il faut absoluement avoir quelque chose de concrèt à lui dire quand on la rencontre. J'aimerais pouvoir arriver dans son bureau et lui balancer que j'y arrive pas. Que la muse japonaise s'est payée un tout compris dans les Antilles... Mais à quoi bon..

Alors j'me suis dis que si je changeais d'air, ça m'aiderait peut-être à regagner ma fièvre de l'écriture. Jusqu'à maintenant, c'est assez mauvais. J'me donne encore une journée. Alors là, je serai obligé de m'attacher à la chaise, avec une cafetière et du choco. Ça sera un tête à tête entre mon PC et moi. À la vie, à la mort; il va fumer...

Sinon, bonne Action de Grâces. Allez, glissez la dinde dans le four, et préparez la farce! Et surtout, profitez du long week-end.



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