mercredi, octobre 25, 2006

Pot-Pourrie

Aujourd'hui, ma directrice de maîtrise a complètement bousillé ma motivation à continuer ce mémoire de m***. J'ai un chapitre entier à jeter à la poubelle, des tonnes de lectures à faire. Elle m'a demandé si je voulais toujours déposer d'ici décembre. J'ai répondu oui. Elle a paru sceptique. Tout pour m'encourager quoi. Ce soir, j'aurais envie de fumer une clope pour le style et de lui répondre que je m'en fou de sa critique coup de poing-je-t'épargne-pas-et-je-m'en-tape-t'as-qu'à-bosser-mieux-feignarde, en lui soufflant le nuage de fumée à la figure et en tirant ma révérence tel un bogosse classieux d'animé.

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Je pense que j'ai pété un plomb. J'entends continuellement un "Boom, Boom" à travers les murs de mon appartement.

Ha non... C'est vrai.

C'est le conn*** d'à côté qui fou sa zik dans le tapis, et qui gueule au téléphone pour que je puisse mieux entendre l'histoire de sa pathétique vie d'anglais Mcgillien.
Tu sais quoi, pauvre naze? Elle est moche ta zik; elle me lève le coeur et me donne mal à la tête.

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L'acnée, c'est pas supposé être un problème d'adolescent?

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Et puis, quand il va arrêter de pleuvoir, bondieu? T_T

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The Great Yokai War, Takashi Miike (Yôkai daisensô, 2005)

Si vous voulez un bon divertissement, louez ce film. En quelques mots, c'est un peu L'Histoire sans fin, mais trash. Bien que ça soit un film pour enfant, ça reste de Takashi Miike.C'est donc l'histoire d'un petit garçon qui devra affronter le Mal, afin de sauver les esprits mythiques (les yokais) du vilain Kato Yasunori. On assiste à un défilé de yokais en tout genre, alors que le petit garçon découvre ce monde spirite avec étonnement et plusieurs cris d'effroi. Une mention pour la variété mythiques des yokais (dont je ne connais pas l'histoire; un manque de référence culturel évident) qui sont plus étranges les uns que les autres. C'est coloré, amusant, et le film possède un aspect vieillo qui m'a bien plû, c'est à dire, dans l'utilisation de marionnette, et de costumes "authentiques".

"
The visual effects are a mixture of what appears to be stop-motion puppet animation and a few CG effects. They also used a lot of organic puppetry and costuming, which I found to be quite nice. Kind of a throwback to the movies I grew up on in the 80's. You know, that time period when they used creative elements in special effects instead of doing everything in a computer." -lobsterc, www.imdb.comtitle/tt0425661/-

dimanche, octobre 22, 2006

Mise à jour (Bis)

Yuhu!

Ça y est, j'ai passé à la version béta.

Pas grand chose de changé, pas vré?

Mais si! Regardez bien... Plus de gros pois de couleurs à côté du nom du blog! Ça m'agaçait franchement ces gros trucs colorés. Et puis, un vrai menu, avec des vrais libellés.

Vous n'en croyez pas vos yeux? Ha ha! Normal! Totalement méga-génial-hyper-branché-de-la-hype!
Je kiffe à donf, oué!


Le client gourmet

"-Vous avez du chocolat chaud?
-Bien sûr.
-Un cappucino, svp.
-Quel format?
-Oui, euh, j'aimerais un café latté.
-De la crème fouettée sur votre café-vanille?"

Mon après-midi s'est résumé à ça. C'est drôle comment le temps froid influence le client moyen >_<

Au fait, N.P. if you read this, can you send me your e-mail, pliiiize?

jeudi, octobre 19, 2006

Le petit bonheur



Aujourd'hui, on m'a demandé si tout allait bien dans ma vie. J'ai répondu "oui", puis on m'a reposé la question en ajoutant un "vraiment". J'ai répondu de nouveau "oui". La personne avait un air légèrement surpris, puis a terminé la conversation en me disant que j'étais enthousiaste. C'est vrai, je suis dans une période heureuse.


Le bonheur, c'est quelque chose de simple au fond. Pour moi, c'est de m'apercevoir que mes désirs se concrétisent, même avec embûches. C'est quelque chose de gratifiant, et de motivant. Ça donne une certaine confiance en soi, et un sentiment d'accomplissement essentiel. Et puis, lorsque ces désirs sont dirigés vers une autre personne, c'est l'impression de féminité et de sensualité qui s'en mêlent.

Je me dis que le bonheur est ainsi directement lié au travail. Un travail physique et mental qui offre une récompense au bout du compte. Le bonheur est donc bref, puisqu'il faut toujours recommencer. Mais, son intensité et sa brièveté nous tente toujours plus que le laissez faire. Le bonheur, c'est de se sentir utile et apprécié, même si ces démonstrations ne sont pas toujours digne de la passion romantique. Un merci, un sourire, une main sur une épaule, c'est suffisant. Il faut se nourrir de ces gestes simples et abondants. C'est ce qui conserve le passage du bonheur, et qui en créer de plus grands à certains moments de la vie.


Pour être heureux, il faut accepter sa situation, et son caractère. Ensuite, le reste se fait tout seul.

vendredi, octobre 13, 2006

Let it snow!



Yuhu! Aujourd'hui, il neige dans les sapins verts! La première neige de l'année!

Ça veut dire, le premier feu de foyer de l'année! Ouaaaaais!

Et aussi.. le premier rhume de la saison T_T

mercredi, octobre 11, 2006

Les petits pots de crème miraculeux




Le weukeund dernier, je suis sortie en boîte. J'entre dans le bar avec mon pote, et vais au vestiaire pour payer l'entrée. Jusque là, tout va bien. Alors que je m'élance dans la pièce, je me fais arrêter à la douane qui sépare le vestiaire de la piste de danse:

"T'as tes cartes?" demande gentiment le bouncer.
"Ben non" lui répondis-je avec une certaine irritation.

Mon pote tente de lui expliquer que j'ai la grosse somme de 23 ans, mais rien n'y fait.

"Désolé, tu rentres pas sans tes cartes." qu'il dit, sans sourciller.

Okay. Mais mon gars, tu sais, je dois me taper un aller-retour Chez-Moi, Ici, pour pouvoir rentrer dans ta boîte alors que j'ai sûrement dix ans de plus que les filles qui squatte ton club? Mais tu m'énerves! Bon, j'avais payé l'entrée, et j'avais envie de fêter... alors oui, je suis allée chercher ma carte qui prouvait que je pouvais consommer de l'alcool légalement. (Dois-je mentionner que le pote en question s'est bien payé ma tête? Bon, il m'a quand même amené en voiture à la maison pour que je puisse ramasser mon passeport nightclubien, alors c'était pardonnable. Hin hin.)

Tout ça pour dire que.. de un) c'est flatteur, j'ai encore l'air d'une filette de 16 ans et de 2) les vraies petites filles de 16 ans qui se tortillaient sur la piste de danse avait l'air plus vieilles que moi. Et là, je me suis dis qu'on avait un sacré problème.

À chaque fois que je sors dans une boîte, je suis toujours surprise de constater à quel point les filles ressemblent à des porn stars. J'exagère peut-être, mais la comparaison se fait bien. Leur bronzage tend sur le jaune-orange, leur cheveux sont bleachés et/ou contiennent des mèches de bleach, le maquillage est exagéré, les ongles sont longs et carrés, et le jean semble leur couper la respiration.. Elles vont alors se déhancher sur la piste de danse, en essayant d'imiter les danseuses des clips pops. Sauf que, ai-je besoin de le mentionner, elles manquent légèrement de rythme...

Vous allez me dire "encore une pseudo-féministe frustrée". Vous avez le droit chers lecteurs, mais la tendance est bien présente. Je ne vais pas débattre de l'hypersexualité chez les jeunes filles, ni de l'influence du hip hop sur les habitudes sexuels des adolescents... Mais je ne cache pas que tous ces débats qui font l'actualité d'aujourd'hui m'ont effleuré l'esprit. Est-ce vraiment normal que des mineurs puissent entrer dans la boîte, pendant que je me fais carter? Soit j'ai rien pigé aux moeurs d'aujourd'hui, soit y'a de quoi se questionner sérieusement.

Je penche plutôt pour la deuxième option.

Enfin, en tant que vieille jeune adulte, je me suis dis qu'il devait avoir une grosse grosse faille entre ma génération, et la suivante. Si, à mon âge, je suis capable de me questionner sur les agissements des adolescents d'aujourd'hui, c'est que l'écart idéologique s'est bien agrandi en peu d'années. Personnellement, j'y vois un problème social, plutôt qu'une mode passagère. La question de l'éducation et de la présence des médias dans la vie de tous les jours à sûrement un impact majeur sur ce qui devient acceptable, et ce qui reste tabou.

Est-ce que l'ouverture d'esprit a une limite? Jusqu'à quel point peut-on accepter ce nouveau discours? Est-ce que la jeunesse a vraiment besoin d'être autant exposé à la sexualisation des médias? Aux discours de plus en plus matures que véhicule la musique populaire, le cinéma, et la publicité? Est-ce que les médias ont un devoir moral?

Je me sens souvent dépassée par la maturité sexuel des adolescents; une maturité que je ne possède pas moi-même. Les pratiques que je croyais inhabituelles ou, du moins, occasionnelle sont devenus indispensables chez la personne plus jeune. Ce qui était intime devient une initiation...

Enfin, je me dis qu'il doit y avoir une limite quelque part et ça, on l'a probablement déjà franchie.











lundi, octobre 09, 2006

Le divorce naturel



Dans mon message précédent, j'ai oublié de vous parler du temps de la chasse. C'est en lien direct avec l'automne après tout. Mais dans les sapins verts, c'est spécialement intéressant. En fait, je crois que dépassé la grande ville, y'a qu'ici qu'on peut voir des trucs de oufs dans ce genre.

Alors, je vous parle de mes observations.

Sur la route, avant d'entrer dans le Parc qui sépare la région de la grande ville et les sapins verts, on pouvait voir des sacs contenant des kilos de carottes empilés dans les stations service, tout près des pompes. Que faire avec des kilos de carotte à la chasse? Je n'ai pas de réponse exacte mais je suppose que c'est soit pour le ragoût, soit pour attirer la bête.

Ha oui, la bête.

J'ai pu admirer quelques pauvres victimes fièrement exhibées par le chasseur moyen. C'est à dire, une tête d'orignal -cousin du caribou pour les français- bien attachée sur le capo du camion. Cette année, on peut chasser que le mâle. Donc, c'était des têtes avec le panache; on peut pas se tromper. La tête d'orignal sur le capo ou bien sur le toit, c'est le trophée du chasseur. C'est sa manière de dire qu'il est meilleur que les autres parce que, lui, il a ramené de la viande à la maison. J'ai vu autre chose que des têtes aussi: des cadavres entiers dans la boîte du camion. Ça aussi, c'était réjouissant. C'est gros un orignal...

Enfin, les motorisés sortent des garages pour être vérifiés et pomponnés avant d'aller rouler dans la bouette. Les chemises aux couleurs de l'armée, et l'orange fluo reviennent à la mode, ainsi que les barbes longues et la botte à l'eau.

La chasse amène aussi le phénomène que l'on appelle : les veuves de chasse. La veuve de chasse est la femme délaissée au foyer parce que son mari est parti jouer l'homme des bois pendant quelques jours. À certains endroits, comme dans les sapins verts, on organise alors des soirées de divertissement pour la veuve. Ça va des soirées de filles aux danseurs nus expressement importés pour l'occasion.

Pour le célibataire mâle, la période de chasse signifie une plus grande variété de conquête, pour un potentiel de séduction à la hausse. C'est le temps de faire la tournée des bars messieurs.


dimanche, octobre 08, 2006

Ceci n'est pas un titre



De retour dans les sapins verts pour une semaine. En plein automne, c'est vachement jouli. Quand je suis arrivée vendredi soir, l'air sentait l'hiver. Vous savez, une odeur de neige, de froid, et de gelée. C'était bien parfait. Je vous l'ai déjà dit: j'adore l'automne. Surtout quand je reviens ici. L'air sent un peu la terre, et les feuilles mortes. Tout ça mélangé avec le froid nouveau, typiquement nordique. Ça me rappelle toujours pourquoi j'aime cette saison; pas trop chaud, pas trop froid, juste une tendance vers le givre.

L'autre jour, un collègue de travail m'a dit:" Si tu aimes l'automne, c'est parce que tu dois venir du bois. Y'a que les gens qui viennent de là qui aimes l'automne." Il avait tout à fait compris. Mais bon, ça doit être mon petit côté gothique aussi. Je vous l'ai déjà dit: j'adore aussi l'Halloween. Quand je suis entrée dans la ville, les maisons étaient déjà décorées. Une citrouille dans les feuilles mortes, c'est un décor qui me plaît.

Bref, mis à part mon adoration pour la saison froide, je n'ai pas grand chose à raconter.

Eh non.

Pas de péripéties tumultueuses, ni d'aventures éclatées, ni d'histoires romantiques à tout casser.

Je suis en rédaction de mémoire.

Par définition, ça veut dire que je reste dans mon appart de 3 pièces et demi, à tourner en rond et à trépigner parce que l'inspiration est absente depuis 2 semaines. J'ai un peu plus de la moitié de rédigé. Les premiers chapitres, tout allait très bien. Je pouvais écrire une moyenne de 5 pages par jour, pour arriver à mes 15 pages par semaine. Mais là, nada, que dalleuh.

Je peine à écrire 2 pages, l'envie est plus là ni la concentration. Et je dois dire que je pète un plomb. J'ai pas de retard par contre, c'est plutôt surprenant. Je suis capable de suivre mon échéancier, mais avec misère. D'autant plus que ma directrice de maîtrise est plutôt absente de ma vie, puisqu'il faut absoluement avoir quelque chose de concrèt à lui dire quand on la rencontre. J'aimerais pouvoir arriver dans son bureau et lui balancer que j'y arrive pas. Que la muse japonaise s'est payée un tout compris dans les Antilles... Mais à quoi bon..

Alors j'me suis dis que si je changeais d'air, ça m'aiderait peut-être à regagner ma fièvre de l'écriture. Jusqu'à maintenant, c'est assez mauvais. J'me donne encore une journée. Alors là, je serai obligé de m'attacher à la chaise, avec une cafetière et du choco. Ça sera un tête à tête entre mon PC et moi. À la vie, à la mort; il va fumer...

Sinon, bonne Action de Grâces. Allez, glissez la dinde dans le four, et préparez la farce! Et surtout, profitez du long week-end.