Au pays du Soleil Levant: Fukushima
Oui bon, je sais bien que ça été long. Mais voyez-vous, j’ai eu une petite écoeurantite aiguë de raconter ce voyage. C’est passé maintenant, j’ai assez de recul ; et les anecdotes me reviennent plus facilement. Doooonc, suite à Tokyo, nous sommes montés dans le nord vers Fukushima-ken. Tout ce que nous avons vu de Fukushima est en fait la gare de train. C’est là que le « ken » devient important puisqu’il détermine la « région ». Les auberges de jeunesse sont rarement dans le centre des villes ; si c’est le cas, elles sont chers, et bondées. Atoma Youth Hostel se situe à vingt minutes de la gare de train, celle-ci n’étant pas elle-même dans le centre de Fukushima. Une des faiblesses au niveau transport au Japon (et Dieu sait qu’il n’y en a pas beaucoup), c’est le coût. Plus tu fais du chemin, plus c’est dispendieux, donc le paiement se fait à la fin du trajet et non au début. Le truc est le suivant : faite gaffe où vous vous hébergez au Japon.
Dooonc, 1050 yen pour le trajet. Le détour en a valu la peine tout de même. Atoma Youth Hostel est une auberge récente, propre et tranquille. Je vous jure, dans les trois jours où nous nous sommes séjournés, nous n’avons vu aucun autre pensionnaire. Les propriétaires sont gentils et serviables, et cuisinent à merveille. Les chambres sont de style japonaise, de même que les douches. C’est d’ailleurs à Atoma que vous avons expérimenté la douche japonaise pour la première fois et que nous avons remercié le bon Dieu d’être les seuls occupants de l’auberge.
Explications. Les douches japonaises, pour ceux qui ne savent pas, sont communes. (Pas mixtes hen, faut pas confondre.) Elles se prennent assises, sur un petit banc en plastoc avec un bol pour se rincer. Après s’être savonné comme il se doit, le bain est disponible pour ceux qui veulent se détendre les muscles. Ma foi, je faisais tout à fait gaijin prude, et timide. En fait, ça a débuté à Tokyo, où une japonaise se crémait le corps, nue comme un vers, dans la salle des douches tout bonnement. J’osais même pas sortir de la douche pour m’habiller, et j’avais l’air complètement ridicule à essayer d’enfiler mes vêtements dans le petit cabinet d’un mètre carré… Bref, l’hygiène japonaise, c’est quelque chose.
Alors, Fukushima. La région est reconnue pour la cultures de pommes et de pêches, il y a aussi des rizières en quantité.
Les sites touristiques explorés :
-Un onsen dans les montagnes. Nous avons eu la super bonne idée de se louer des bicyclettes pour s’y rendre. HAHA ! Mon frangin était désespéré puisqu’il devait toujours m’attendre en haut des côtes. Z’êtes malade, j’allais quand même pas monter en vélo tout crade avec des freins qui criait à des kilomètres à la ronde… Je pourrais même pas vous dire le nom du bain, parce qu’il était en japonais et qu’il n’y avait pas de traduction. On a eu du mal à expliquer qu’on voulait faire trempette… mais bon, on y est parvenu et même que la proprio nous a montré les bains un à un en disant : « No hot, hot, very very hot. » On a préféré celui qui donnait sur l’extérieur, puisqu’on pouvait se parler à travers la clôture de bambous. Toute nue dans la nature, c’est le cas de le dire.
- Le quartier d’Atoma qui se résumait à des fermes, et des rizières. C’était plutôt joli. Et ce, toujours en vélo. Il devait faire 30°C avec un gros soleil, je voulais mourir.
-Le dépanneur. Des petits biscuits au riz salé, des sablés aux frères, des champignons en chocolat, et de l’Aquarius. Plein d’Aquarius… ché bon de l’Aquarius.
-Le bain à Atoma Youth Hostel. Bah quoi, on était mort avec tout ce vélo..
Ce que je retiens de cette auberge, c’est surtout la bouffe gastronomique à un prix ridicule d’environ 700 yen.
Au menu
Petit déj :
-œuf brouillé avec salade d’un légume inconnu, yogourt nature avec céréale, des petits pains ronds, rôties, fruits frais (fraises, ananas), café, thé, jus d’orange. Exquis !
Souper :
-Shabu-shabu (fondue japonaise avec viande bien grasse et champignons zarbis), poisson entier sur un bâtonnet de bois cuit au sel, rizotto japonais, bambou mariné, une sorte d’algue (que j’ai pas aimé faut dire…) avec vinaigrette, du sashimi fait maison, et sorte de pot au feu bien européen (viande, patates, et carottes), et thé.
Après le souper, j’ai roulé jusqu’à la chambre. Il faut tout manger pour être poli… mais c’était tellement bon !
Voilà pour Fukushima. C’était la rase campagne, alors on s’est reposé de notre folle arrivée à Tokyo, y’avait pas grand chose à faire, mis à part les onsen un peu partout dans la région. Mais bon moi, les bains très chauds quand il fait 40°C à l’extérieur, c’est moyen quoi.
Prochaine destination : Aizu-Wakamatsu avec son château de samouraï !

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