mercredi, février 28, 2007

Première définition


La lumière danse sur les corps; les courbes meuvent sous l’éclat mièvre du rayon. Un rituel tribal et primaire; le bruit de la terre, et des rochers. La peau translucide laisse entrevoir la fragilité veineuse de la surface, elle semble douce et moite. Le sucre de la pêche, la richesse de la crème; il semble pouvoir la goûter, alors qu’il imagine déjà les sucs couler dans sa gorge. Sous la frange brillante, l’éclat blanc de l’amande, et l’iris dilatée. Les lèvres cherchent la chaleur, l’ivoire mordille la chaire, et fait monter le sang chaud du désir. Pleines, elles s’étirent et s’émeuvent des sensations organiques; un son lourd et fort dans les membres les porte vers l’espoir. La rondeur de la hanche, le rouge sanguinolent, et la fébrilité de la promiscuité. Un accro dans l’espace, le temps s’effondrent et le choc du touché.

Ces bras laiteux qui enlacent le corps ferme, alors que la joue se pose contre la sienne. Le souffle tiède dans le cou, et une voix à peine audible qui se transforme en rythme transcendant. Il n’y plus rien que cette fréquence parmi le chaos sonore; elle devient une promesse menteuse, elle sera brève et enivrante.

Les mais agrippent le tissu humide, et le retient; elles ne peuvent concevoir de perdre ce cœur battant et fétide. Puis, il y a ce silence simple et satisfait de posséder pendant un instant l’essence de l’âme, d’être apte à la saisir et la conserver jusqu’à ce qu’elle meurt, doucement, alors que le son s’amenuise peu à peu. Dès lors, les joues empourprées trahissent l’intimité dénudée, et le visage devient un peu plus laid, un peu plus raide. Les doigts s’égarent vers le vide, froids et gauches. Le regard se voile d’une bordure de cils prudes, et le menton s’abaisse vers le sol solide, et rassurant. Il semble que la vie même s’est un peu éteinte, après avoir été célébrée dans le désir de l’autre.

Un reflet aimant, une brûlure heureuse. La guérison est lente, mélancolique, alors qu’à chaque rêve, on tente de raviver la plaie.

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Une oeuvre de "afusionofstars" (c'est pas moi qui a chosi le pseudo, hen...) sur Deviant Art.

jeudi, février 22, 2007

Maître... Erf.

J'ai été en vacances jusqu'à 12h32, exactement. Ça s'est terminée avec une grosse montée d'adrénaline, de stress, et de panique alors que j'ai lu dans ma boîte mail: " Directrice de Maîtrise Urgent: ton mémoire." J'ai ouvert... le coeur battant, l'épée de Damoclès au dessus de ma tête, et j'ai paniqué en lisant dans la deuxième ligne.."un peu décevant."

La chose étant que j'ai donné mon mémoire entier à la correction avant de partir pour les sapins verts, j'avais très exactement une semaine de liberté en attendant les dites corrections. Le texte comprend trois gros chapitres, sous-divisés en 4 chapitres pour la partie 1 et 2, et trois petits chapitres pour la partie 3. La partie 1 et 2 est terminée et corrigée. C'était la partie 3, incluant les analyses filmiques, qui restait à faire passer sur la table chirurgicale.

Le principal problème relevé dans les corrections de ces dits chapitres, c'est la précision. C'est à dire qu'il manque une analyse pointilleuse d'une ou deux scènes pour bien démontrer la problématique... En gros, c'est 1 à 4 pages de plus par chapitre. C'est pas la mer à boire, c'est pas catastrophique. Mais ça me jette le moral au tapis quand même.

Ma directrice a un don spécial: c'est de casser les gens, tout en les encourageant. Exemple: " Les analyses sont un peu décevantes, tu devras faire ceci et cela. Je ne comprend pas ta difficulté.. tu aurais dû, au préalable, prendre des cours de ceci et cela. Tu aurais dû faire ceci et cela. Mais une fois les corrections faites, ce sera un travail de qualité." Donc, on se sent comme une mocheté en voie de rédemption.

J'ai peut-être du mal à prendre la critique ou bien que je suis paranoïaque. J'ai toujours l'impression qu'elle me considère comme une fille pas trop intelligente qui est rendu trop loin pour ces capacités intellectuelles. Enfin, j'ai l'impression que mon BACC en cinéma, il était vraiment pour les nuls. Bref, la honte.

Mais bon, je vais encore bûcher deux semaines à tout réagencer les textes, et tout ira pour le mieux. J'espère.. je souhaite... je veux.. En attendant, je vais profiter des mes dernières heures de vacances, en essayant de pas me ronger les ongles jusqu'au sang en attendant de voir les commentaires sur papier.

Qui a dit "Et le doctorat?"

Hehe....hehehehehe..................... hehehe..... O_O

AAAAAAAAAAAAAAAAH!


lundi, février 19, 2007

Les sapins verts prise #2

Je suis crevée.

Je viens de passer deux jours de réintégration dans les sapins verts, et je dois dire que je n'y connaissais rien. J'explique. Je me suis inscrite à un séjour qui permet aux étudiants de la région de redécouvrir leur coin de pays, dans le but de migrer vers celle-ci lorsque les études sont terminées. En gros, ce week-end sert à explorer le coin de pays, tout en nous mettant en contact avec des employeurs potentiels. Le premier volet de la réintégration se passait ce vendredi jusqu'à ce dimanche, et concernait la découverte de la région.Ça se traduit par une série d'activités plein-air, et conférences diverses sur l'histoire des sapins verts, ce, sans arrêts pendant 2 jours.

Donc, en gros, je me sens brainwashée des pieds à la tête. Des noms de villages pas identifiables sur la carte à des hôtels flambés sur la ligne du temps, on a TOUT vu (et revu). Je me suis aperçue que j'étais partie depuis longtemps... et que je faisais honte à mon arbre généalogique.

En même temps, dans une esprit de contradiction, j'ai jamais été autant originaire des sapins verts de toute ma vie; j'ai repassé mon histoire secondaire 2 et 4 en deux jours, et des souvenirs émotionnels et mémoriels se sont bousculés dans mon esprit à vitesse grand V. On m'a clairement rentré une fierté verte à coup de marteau dans la tête, élogiant le coin de terre avec brio et acharnement... Maintenant, je suis cuite.

Je me suis ennuyée des sapins verts.

Je sais que je fais le bon choix en quittant la Grande Ville. Je sens la tranquilité bénéfique poindre à l'horizon, et un regain créatif perdu depuis mon déménagement pour les études. J'aime reprendre contact avec certains lieux, et objets de mon quotidien passé; ça me rappelle qui je suis, et d'où je viens.

C'est bien de se retrouver après un grand détour. Ça soulage.

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Bon... parce que j'aime bien participer à ces questionnaires en chaînes... voici cinq dark secrets. Imaginez-vous dans une pièce sombre, avec des chandelles en guise d'éclairage, le vent battant les branches sur la fenêtre... Et Adrenalynn qui annonce avec sa voix sensuelle de téléphoniste érotique: "À ton tour, Annibili".

Premier Dark Secret:

Je suis fan. Je veux dire, une vraie. Fanatique serait plutôt approprié. Séries télés bidons, bédé de mauvais goût, films kétaines, amourettes ridicules.. Si j'aime, j'aime. J'adore; j'en veux toujours plus. YouTube.com devient mon ami... et les vidéos de fans aussi. C'est mon côté geek le plus sombre. Je me fais peur quand je navigue sur des sites d'analyses amateurs d'épisodes de Gilmore Girls...

Deuxième Dark Secret:

Je suis certaine d'avoir eu un petit copain gay. Au secondaire. Apparement, il cachait des revues avec des photos de garçons musclés sous son lit. La relation a duré deux semaines. Le plus bizarre, c'est qu'il est resté bon ami. Ça confirme mon hypothèse.

Troisième Dark Secret:

J'ai été malade à cause de la boisson qu'une fois dans ma vie. En vérité, je suis une vraie éponge. Je suis certaine d'avoir du sang irlandais. On a souvent essayé de me rendre malade, sans succès. Alors, on me traite de petite fille sage. C'est pas de ma faute si je supporte bien l'alcool. En fait, le seul indice de mon état d'ébriété... c'est que je deviens sociable.

Quatrième Dark Secret:

J'ai joué à "Police-Voleurs" très longtemps, plus jeune. Les règles étaient simples: les voleurs se cachaient dans le voisinage, les polices devaient les trouver et les ramener à la "prison" qui était en fait le balcon du voisin. Seulement, à 13-14 ans, ce genre de jeu sert à autre chose qu'au concept de ludologie... la découverte du sexe opposé, et les bisous mouillés dans les buissons.

Et finalement...

Cinquième Dark Secret:

Je ne possède plus....................................................... d'appendice. (AAAAAH!)

Avouez que vous êtes complètement sidérés!

lundi, février 12, 2007

Soit belle et tais-toi.................. NAAAA!



Vous avez entendu parler de Ugly Betty? La série télévisée fait un carton aux États-Unis, et est considérée comme de la "nouvelle télévision". Le sujet est vieux comme le monde, mais propose une vision intéressante de la beauté dans ce monde esclave de la dictature du magazine féminin. Adaptation du telenovela colombien "Yo Soy Betty La Fea", ABC nous propose une version américaine de la laideur-belle-en-dedans, alors que le concept possède déjà quelques rejetons internationaux dont "Verliebt in Berlin", ou en français: "Le Destin de Lisa". C'est par la version allemande que j'ai connu l'américaine, et les deux adaptations diffèrent largement. D'abord, probablement par une question de budget, mais aussi de ryhtme, de dynamisme, et de réalisme. Verliebt in Berlin reste dans la tradition du soap, tandis que Ugly Betty se présente comme une série achevée, et cinématographique.

Betty Suarez ne rentre dans pas la catégorie des filles canons. Elle porte des lunettes en plastique rouge, des broches, et des vêtements polyestère et nylon tout droit sortis d'un arc-en-ciel. Elle a des kilos en trop, et habite Queens, NYC. Possédant toutefois un diplôme en gestion, elle est engagée (par miracle) comme assistante à l'éditeur en chef de Mode, Daniel Maede. Devenant la risée de la maison d'édition, elle gagne peu à peu sa place avec son honnêteté, son dévouement, et sa sensibilité. Prouvant à plusieurs occasions que la beauté n'achète pas l'intelligence, elle sauvera son patron de situations embarrassantes, tout en gérant ses problèmes familiaux et amoureux. Alors qu'une intrigue mystèrieuse se développe au sein de la compagnie, Betty se retrouvera au centre du revirement bien malgré elle, bras droit du principal interessé...

Il y a plusieurs choses qu'on aime à propos de cette série: les personnages un peu tous déjantés et super attachants (particulièrement Marc, l'assistant de la vilaine Wilhelmina Slater ainsi qu'Amanda, réceptionniste boulimique), le rythme du montage, la qualité de jeu des acteurs, les couleurs, la famille de Betty (je craque pour son petit frère fan de Martha Stuart), et le message que véhicule le récit.

Ce dernier est peut-être facile, mais il est important dans notre quotidien anorexique. Effectivement, alors qu'on se fait répéter à tout bout de champ de manger moins gras, de laisser le sucre, de vérifier les calories, de faire du sport 40 minutes par jour, de manger 7 à 10 portions de fruits et légumes, de manger de la fibre, de soigner notre peau, nos cheveux, nos rides, de faire attention à la graisse en trop, à la tension, de considérer les régimes miracles, de maigrir à la venue de l'été, de tenter de rentrer dans une taille de pantalon trop petite, d'être obligé d'acheter du X-Large dans les boutiques où les vêtements sont fait pour les gamines pas de seins, pas de hanches..je pense que Ugly Betty fait du bien à l'âme, et nous rappelle ce que c'est d'être normaux, et apprécié comme tel.

C'est à regarder pour les filles qui sont un peu déprimées chaque matin par un bourrelet en trop, par un ventre pas assez plat, pour un bouton express, pour les cheveux grichous... Pour les garçons également qui aimeront Betty, et qui lui trouveront une beauté éclatante, même sous les grosses lunettes. Enfin, parce que c'est drôle, touchant, et intelligent.

Les épisodes sont diffusés sur ABC, le jeudi à 20h. On peut également regarder les épisodes sur le site officiel si vous êtes au États-Unis, ou les chopper sur torrent, le vendredi... :)







lundi, février 05, 2007

Tu restes? Moi non plus...

L'horaire de mon travail nous est transmis par courriel, ce qui est pratique puisque je n'ai pas à me geler les fesses pour aller le chercher au cinéma. Aujourd'hui, c'est même vachement pratique parce qu'il fait un bon -25°C avec des vents qui te gèlent et coupent la peau. On s'est ennuyé de l'hiver, le Québec, pendant novembre et décembre. Eh bien, il est arrivée à la mi-janvier "Excusez-moi, j'suis à la bourre.."

Bon, moi je l'aime bien alors j'lui ai pardonné.

Enfin, en faisant défiler l'horaire de travail, je me suis aperçu qu'un de mes collègues avait disparu de la liste. J'ai bien regardé deux, puis trois fois, mais non, je n'avais pas sauté de ligne ou halluciné. Il n'est plus à l'horaire, ça veut dire deux choses: 1) soit il s'est fait renvoyé (il avait un dossier moyen..) 2) soit il a démissioné (puisqu'il avait mentionné un job potentiel dans un cégep). Ce qui m'agace dans cette histoire, c'est que ce dit collègue ne m'a pas mentionné la chose la dernière fois que je l'ai vu. Et je croyais que le dit collègue et moi, on s'entendait plutôt très bien.

Bref, je suis triste, parce que je ne pourrai probablement pas lui demander ce qui s'est passé. Je ne sais même pas si je le reverrai en fait. De un, on a pas les mêmes disponibilités, et de deux, ben... de deux, je sais pas. Je travaille pas en même temps que lui dans les prochains jours, la semaine prochaine, il sera déjà parti.

Je n'ose pas lui écrire un courriel, parce qu'il semble gêné à l'idée de mélanger sa vie personnelle avec sa vie d'employé au cinéma, et puis, je me vois mal..:"Hey... t'as même pas dis aurevoir!! >:(" Bon. (Et puis quoi encore..)

Voilà encore une personne super que j'aurai perdu de vue pour toujours sans préavis.

Les amis, les connaissances, ça va et ça vient. Ça m'a jamais fait peur. Je n'ai pas peur de me retrouver seule... Si les contacts ont a rester, ils resteront. C'est ce que je me suis toujours dis. J'ai une copine que je vois une fois par an, et on jase encore quatre heures autour d'un café froid à chaque Noël. Pour moi, ça c'est quelque chose de vrai. Le temps ne fait pas de ravage sur le respect, l'amour, et la complicité. Le reste, c'est du blabla à rattraper...
Mais tout de même, j'ai un sentiment d'incomplétude avec ce dit collègue, et c'est moche. Parfois, je me dis qu'une fin correcte et ouverte, ça ne pourrait pas faire de mal.

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J'ai réservé mon billet d'avion aujourd'hui: 1200$ allé-retour. Atterrissage à Tokyo, et retour par Osaka. C'est pas mal du tout, je m'attendais à beaucoup plus cher. Par contre, les pass de trains, c'est 700$. Mais bon, puisque ce sera LE moyen de transport, je suppose que c'est pas cher payé..

Wahou :D

J'ai encore du mal à croire ce que j'ai fais aujourd'hui. Jamais j'aurais pu penser la chose possible, et pourtant... En fait, j'ai encore du mal à me convaincre que j'y vais vraiment. Je suppose que c'est un peu l'effet de rêver très longtemps à un projet...et de le voir se concrétiser jour après jour.